Lufa sur les toits

Montréal nous réserve encore de nouvelles surprises. Cette fois-ci, les fermes Lufa nous proposent d’utiliser les toits de Montréal comme emplacement pour des serres agricoles urbaines. Celles-ci sont un excellent moyen de rentabiliser des espaces non utilisés.

LES AVANTAGES

De nombreux avantages sont procurés grâce aux serres sur les toits. En effet, la présence de serres permet une meilleure isolation aux édifices les accueillant. Aussi, les revenus engendrés par la location de l’espace sont tout autant appréciables. De plus, cette association entre l’établissement et les fermes Lufa donne un bon exemple d’écologique, puisque cette pratique est durable et responsable.

Ensuite, les terres agricoles sont souvent touchées par la population des villes grandissante. Ce qui est avantageux avec ces fermes, c’est qu’elles prennent très peu de place. Elles ne risquent pas de se faire détruire pour se faire remplacer par de nouveaux quartiers résidentiels. Aussi, comme les aliments ne sont pas dans un environnement à ciel ouvert, ils ne risquent pas de se faire polluer pas les gaz à effets de serre. Et pour s’ajouter à tout ça, la terre habituellement utilisée dans les grands champs se dégarnit rapidement de minéraux et les cultivateurs sont donc obligés d’y rajouter des produits artificiels. Contrairement à ces cas, les aliments poussant en serre jouissent d’une terre continuellement bondée de minéraux naturels.

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Saviez-vous qu’on utilisait l’eau de pluie  pour irriguer les plantations?

POINTS DE CHUTES

Non seulement ces emplacements originaux profitent aux propriétaires des édifices, mais ils profitent aussi au grand public. Il est maintenant possible de se procurer les produits de la compagnie dans plusieurs points de chutes partout sur l’île de Montréal et ses alentours. Il y a deux types de point de chutes. Soit les points de chutes publics disponibles pour les commandes de panier personnel et les points de chutes privés pour les membres de groupes abonnés. Pour connaître la liste de ces lieux, consulter le site internet joint plus bas.

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Les paniers de légumes frais se distribuent dans plus de 15 points de chute à travers la région montréalaise.

LES DÉBUTS

Cette idée originale vient du fondateur de ces fermes, Mohamed Hage. Son intérêt pour l’alimentation lui a permis de se poser de nombreuses questions sur la qualité et l’accessibilité à des aliments frais à Montréal. L’entrepreneur a pu déduire que la grande métropole avait besoin d’un coup de main. Il a donc lancé son projet de concevoir sa première ferme urbaine avec l’aide de plusieurs experts.

Cette première construction s’est effectuée au 1400 rue Antonio-Barbeau dans le cartier Ahuntsic. Malgré la petite superficie de celle-ci, elle produit toute l’année. En plus, les aliments qu’elle engendre nécessitent peu de transport et de manipulation puisqu’ils se trouvent déjà au cœur de la ville.

Le skate, un mode de vie unique!

Le skateboard, un sport connu de tous, mais qui a bien plus d’impact qu’on ne le croit. Les planchistes parcourent les rues de Montréal avec plus de passion que jamais et nous donnent des frissons en pratiquant cet art hors du commun.

Vers les années 1930, le sport apparait tranquillement. C’est à partir de trottinettes modifiées que les planches prendront leur apparence. La planche à roulettes telle qu’on la connait de nos jours fera son apparition pour la première fois dans les années 50 en Californie. La compagnie Humco vendra pour la première fois les skates en 1956 et c’est un sport qui gagnera en popularité et qui sera appelé «sidewalk surfboard» ou littéralement «planche à surfer les trottoirs». Même au Québec, Claude Jutra, réalisateur québécois, sortira un court-métrage sur ce nouveau sport et sur la passion des jeunes qui en découle.

Ayant de la difficulté à staz-1-700e faire connaitre au début, ce sport explose en 1973 et devient mondial grâce à l’ingénieuse idée de deux surfeurs Californiens, Frank Nashaworthy et Bob Bahn, qui créent la roue en uréthane. C’est là que le skate moderne tel qu’on le connait fait son apparition et qu’il se propage internationalement. Les premiers «skateparks» sont créés et la planche à roulettes est reconnue pour la première fois comme étant un sport. D’ailleurs, le TAZ à Montréal est certainement le «skatepark» le plus important du Québec.

C’est un peu après cette expansion que les premières célébrités de ce sport voient le jour dans les années 80 comme Natas Kaupas ou Mark Gonzales. Le skate devient un tout nouveau style de sport. Il est utilisé à travers les villes pour se déplacer sur les rampes, les bancs de parcs et tous autres objets qui se trouvent sur le chemin des planchistes. Les skateparks deviennent ennuyants et trop petits, donc les «skaters» utilisent les villes comme d’énormes parcs d’attractions. Les «tricks» deviennent populaires vers les années 1992, à cause des nouvelles stars du domaine comme Tony Hawk et Rodney Mullen, qui sont les révolutionnaires du sport. Ces stars sont reconnues et encore actives aujourd’hui, par exemple, Tony Hawk qui est devenu tellement populaire que même certains jeux vidéo portent son nom aujourd’hui. Mullen est l’un des principaux responsables de l’art du skate d’aujourd’hui en créant plusieurs figures populaires dont le «kickflip» et le «heelflip».

Ces stars apportent aussi une nouvelle vision du sport. À l’époque, le skate était un bel art qui s’est tranquillement métamorphosé en sport extrême. Avec la venue de Hawk et les autres célébrités des années 90, le skate valorise plutôt la technique que l’apparence. D’ailleurs, dans les mêmes années ce sont les premiers «X Games» qui voient le jour. C’est une compétition annuelle de sports extrêmes qui comprend le skateboard et qui attire les personnes les plus folles de ce monde. Comme on dit le sport, «lander un big air» de 65 pieds est tout à fait normal pour les personnes de ce monde.

Le skate est considéré comme étant un sport avant tout, mais ça va bien au-delà de ça. C’est un mode de vie complet qui fait en sorte que les planchistes se démarquent du reste de la population et des autres sportifs. Le style vestimentaire est important, les skaters sont facilement reconnaissables par leur style particulier. Les marques «Element, Supra, Osiris, Vans et TAZplusieurs autres font «skater» une personne qui se démarque. Selon certains «vrais» planchistes, les personnes qui portent ces marques ne sont que des «posers», car la plupart des amateurs ne voient pas vraiment l’intérêt de s’acheter ces grandes marques coûteuses. Malgré tout, c’est une mode très populaire pour plusieurs personnes, même si celles-ci ne pratiquent pas nécessairement. À travers le style vestimentaire, il y a aussi la musique qui inspire les «skaters» à performer et à continuer à pratiquer leur passion et à progresser à travers ce parcours hors du commun. Le rap, le hip/hop, le rock et le ska sont les quatre principaux styles musicaux qui font partie de cette mode. D’ailleurs, les «skaters» qui écoutent du rap seraient plus attirés par le «street», tandis que ceux qui écoutent du ska seraient plus attirés par le «street hammer» et ceux qui écoutent du rock sont pour la plupart un peu plus âgés et préfèreraient le «old school». Les différences entre le «street», le «hammer» et le «old school» sont les «tricks» techniques du premier style, les gros «big airs» du deuxième et les «bowls» du troisième style qui étaient pratiquées à l’époque dans les piscines creusées vides.

À travers les années, le skate a gagné en popularité et il n’est pas prêt de s’enterrer. À travers le monde, les amateurs feront évoluer le style et ils apporteront une nouvelle facette à ce sport qui fait en sorte que les «skaters» sont des personnes uniques.

Gabriel Massé

Bonbon pour le moral

L’hiver est dur pour le moral? La fatigue, l’agressivité, les sautes d’humeur ainsi que la déprime s’installent dans le quotidien d’en moyenne 18% des canadiens. En effet, le manque de lumière d’août à avril affecte radicalement certaines personnes. La luminothérapie est un choix à considérer pour diminuer les effets de ce blues hivernal.

Qu’est-ce que la luminothérapie?

Tout d’abord, « il est important de ne pas confondre cette pratique avec le bronzage en cabine », précise la docteure Auclair, médecin depuis 18 ans à l’Institut de Cardiologie de Montréal. La luminothérapie, également appelée luxthérapie, consiste en une lumière pénétrant la rétine où elle traversera le nerf optique, avant d’atteindre le corps pinéal situé dans le cerveau et qui gère l’envie de dormir. Par contre, la luminothérapie n’est efficace que pour certaines personnes seulement. En effet, celle-ci doit être apte à diffuser 10 000 lux, pour se rapprocher le plus possible de la lumière du soleil. Davantage efficace le matin, ce bain de lumière peut être pris au déjeuner ou alors qu’on lit le journal. Mieux vaut commencer les séances au début de l’automne et terminer le traitement en avril. La plupart des gens notent une amélioration dès la première semaine, mais quatre semaines sont généralement nécessaires pour observer des changements biologiques mesurables. La luminothérapie s’avère efficace chez 50 à 80 % des gens qui souffrent de dépression saisonnière, un taux comparable à celui des antidépresseurs. Les symptômes réapparaissent toutefois lorsqu’on cesse les séances. Selon une étude publiée dans le Journal of Affective Disorders, le Trouble Affectif Saisonnier (TAS) touche davantage les femmes et les jeunes adultes entre 20 et 30 ans, et deux études publiées par l’Association des psychiatres du Canada concluent qu’il diminue vers l’âge de 60 ans. Cette lumière ne vient en aucun cas endommager l’épiderme de la peau, contrairement aux rayons ultraviolets des cabines. Cette technique repose sur un fait scientifiquement prouvé; soit que « la lumière influence notre humeur et agit sur le biorythme du corps humain », souligne la spécialiste. Lorsque l’on ressent une baisse d’énergie pendant la saison hivernale, c’est que notre corps est en manque de lumière. Du coup, le moral est en berne, l’optimisme et le positivisme se raréfient et pour cer8taines personnes, des troubles du sommeil et de l’appétit surgissent. Pour pallier naturellement à cette baisse de forme, la luminothérapie permet de refaire le plein d’énergie en toute sécurité, à des coûts relativement raisonnables et ce, chez soi. Dans tous les cas, il est conseillé d’en parler à un médecin avant de débuter l’expérience afin que cette pratique soit sécuritaire et efficace.

Luminothérapie en plein-air au centre-ville de Montréal

« Passez du temps à l’extérieur, même en hiver, reste tout de même la meilleure solution naturelle pour remédier à ce problème jusqu’à ce jour », précise la docteure Auclair. Pour venir en aide aux personnes atteintes de ce phénomène, ainsi que pour attirer les curieux, la ville de Montréal a décidé, en 2012, de transformer le Quartier des spectacles en séance de luminothérapie offerte gratuitement et accessible pour tous. Avec l’immense succès obtenu, ils ont répétés l’évènement cette année, avec de légères améliorations. En effet, cette année l’évènement Luminothérapie comporte deux projets distincts, soit Iceberg et Le jour des 8 soleils. La nuit tombée, vous passez sous des barres d’aluminium formant un long tunnel en forme d’iceberg illuminé auquel des sons de craquements accompagnent votre route afin de vous propulsez pendant un moment en Antarctique. De plus, une lumière bleue vive rougit quand votre présence est captée. L’installation de la firme Atomic3 est une belle expérience tout en étant de l’art visuel très moderne. Enfin, l’installation est présente sur la place des Festivals jusqu’au 3 février. Le jour des 8 soleils est un tout autre projet. Créé par l’artiste Pascal Grandmaison et le concepteur musical Antoine Bédard, ce concept de projections vidéos architecturales diffusé jusqu’au 2 mars prochain transforme définitivement le centre-ville. En effet, on peut retrouver à huit endroits différents ces projections, soit sur les murs de la Grande Bibliothèque, du cégep du Vieux Montréal, du Centre de design, du clocher et du pavillon Président-Kennedy de l’UQAM, sur un mur situé près de la sortie de la station de métro Saint-Laurent, sur un mur05_place-pa près de la place de la Paix et sur la façade de l’Hôtel des gouverneurs, place Émilie-Gamelin. Pour chaque lieu, il est possible d’écouter une trame sonore et narrative diffusée directement sur votre mobile. Alors, pour égailler votre quotidien, améliorer votre humeur ainsi que votre santé, faites le détour et passez une agréable soirée lumineuse en plein-air au quartier des spectacles.

Sarah-Jade Potvin

De Pablo Picasso à Mimmo Scali

Paul-Émile Borduas, Fernand Leduc, Jean-Paul Riopelle, Jean-Paul Mousseau. Qu’ont en commun ses grands noms québécois? Leur lien se poursuit bien au-delà de leur signature du refus global. Ces artistes cultivent tous leur unicité dans l’art de la peinture. La peinture est un art discret, bien souvent effacé par les arts de divertissement comme la danse, le théâtre, le cinéma et la musique. Il suffit pourtant de porter une attention singulière aux rues du Vieux-Montréal pour se rendre compte que la peinture et ses richesses sont mises à l’avant plan. Portrait de cet art en constant changement, et de ses artistes qui tentent d’être reconnus par tous les moyens possibles.

Montréal, ville artistique!

3709_10151241553529343_701544671_nLa vielle ville de Montréal regorge d’une quarantaine de galeries d’art. Installées sur de grandes artères tel la rue Mcgill, ou encore Notre-Dame Ouest, ces galeries se distinguent les unes des autres par leurs différences au point de vue artistique. La « rue des artisans » dans le vieux port attire un grand nombre de touristes et de gens locaux qui viennent admirer les toiles d’artistes clandestins. Sensible dans sa mission de promouvoir les œuvres artistiques d’hier et d’aujourd’hui, le musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) présente chaque année quelques expositions de peinture variées, certaines pour une modique somme et d’autres parfois gratuites. Dernièrement, on présentait justement « Il était une fois l’impressionnisme », réunissant sous un même toit les peintures de Degas, Monet, Manet et bien d’autres. Montréal offre donc à bien des égards la possibilité d’explorer cet art qui demande, somme toute, une certaine connaissance de l’art.

Un passé riche

 Les artistes peintres d’aujourd’hui, s’inscrivant dans la postmodernité, témoignent d’un grand passé de l’histoire de l’art. C’est vers les années 1960 que les artistes de toutes formes d’art prennent conscience que l’épuration des formes a été exploitée au maximum de ses capacités, et que l’on ne peut plus pousser l’art plus loin. Passant de l’impressionnisme avec Degas aux toiles postimpressionnistes de Van Gogh qui tendent à déformer la réalité, pour voir ensuite naître l’idée de l’abstraction sur les toiles. Apparaît ultérieurement le courant avant-gardiste, le dadaïsme, puis le surréalisme avec Dali. Mais la peinture, comme tout autre art, a ses limites. C’est en se rendant jusqu’à créer des expositions de monochrome blanc que les artistes postmodernes réalisent que l’ont a trop voulu renouveler le style. Les peintres n’ont donc plus autre choix que de se replonger dans les traditions, allant à l’encontre des valeurs avant-gardistes. Désormais, la singularité permet de se distinguer.

Parmi les centaines d’artistes tentant de se créer un nom, il y a Mimmo Scali, un artiste peintre italien passionné et ambitieux. Ce jeune homme a étudié en beaux-arts à Dawson, pour ensuite compléter sa formation à la Visual Art Center de Westmount. À la suite d’un travail ardu, il a finalement obtenu sa place au sein de la galerie 203, où il est maintenant un exposant permanent. Il m’explique, alors que je visite son atelier de création, que le métier d’artiste est très difficile. Un peu à l’image des pigistes, les artistes peintres ne sont jamais assurés d’avoir des contrats. « Il faut avoir du talent, de l’ambition et être immunisé contre le découragement! », me dit-il avec une pointe d’humour. Pour pouvoir avoir la chance d’exposer dans des galeries d’art, les artistes doivent d’abord prouver leur talent par le biais d’environ 10 créations, ensuite de quoi ils ont peut être la chance de démontrer l’étendue de leur talent.

« Où est Mimmo Scali ? »

Malheureusement pour les 218448_3590987907395_87099134_oartistes peintres, la télévision et la radio sont des moyens de publicités qui sont hors de leur portée. La peinture n’est pas un milieu assez connu et médiatisé. De plus, l’art de la peinture peut être qualifié de particulier, puisque que le style de peinture diffère d’artistes en artistes. Ils doivent satisfaire les exigences particulières du demandeur, tout en gardant leur propre style. Bien souvent, le bouche-à-oreille contribue grandement au succès du peintre, mais c’est insuffisant. En août dernier, Mimmo Scali a choisi d’utiliser la rue comme moyen de propagande en vue de sa première exposition à la galerie où il a été recruté. Un choix brillant vu le succès que sa publicité lui a apporté! « J’ai décidé d’utiliser la rue parce que c’est là où tout le monde va chaque jour. Si tu va au travail, tu utilise la rue. Quand tu va à l’école, tu marches dans rue. », m’explique le peintre. Mimmo Scali, comme bien d’autres, a utilisé l’affichage massif pour se faire voir du public. C’est un moyen gratuit et efficace. Son concept, qui a été créé avec la galerie 203, consistait à mettre des pancartes portant le slogan « Où est Mimmo ? » partout au travers de la ville. Évidemment, ces pancartes ont beaucoup fait parler les gens, du à l’omniprésence de celles-ci à travers le grand Montréal. Par la suite, à un jour de l’exposition, Mimmo Scali et son aide ont affiché des pancartes disant : « La galerie 203 a trouvé Mimmo ». Un concept brillant qui a su attirer des gens en masse.

 

Monsieur Scali est la représentation typique d’un artiste peintre bohème en quête de reconnaissance artistique. Il a su utiliser avec brio la rue, et grâce au succès de sa première exposition, il est maintenant en demande. Il a entre autre créé des œuvres pour le club Nesta, le restaurant La Fornarina et la compagnie Sofa Design. Pour lui, la peinture est un art en mouvement, au travers duquel chaque artiste souhaite y laisser sa trace. Il me regarde, son petit chapeau melon sur la tête, et je vois dans ses yeux le feu sacré qui animent tous les artistes peintres de la postmodernité. Musique d’ambiance, pinceau à la main, Mimmo attend l’inspiration nécessaire pour créer un nouveau chef-d’oeuvre.

Jadia Archambault-Wakil

Montréalité, une ville dans son archi texture

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Les plus grandes villes du monde nous inspirent par leur beauté et la dynamique qu’elles dégagent. Lorsque vous pensez à Londres, vous vous imaginez le Big Ben ainsi que le Palais de Buckingham, des lieux rempli d’histoire et dont l’architecture est impressionnante. New York fait rêver car on la surnomme la ville qui ne dort jamais. Mais qu’en est-il de la ville de Montréal et des merveilles architecturales qu’elle cache ?

C’est grâce à son bagage historique, que la ville de Montréal se démarque sur le point de vue architectural. Aujourd’hui, les remarquables vestiges de la naissance de la ville sont conservés dans une métropole qui continue de se moderniser tout en prenant davantage d’expansion sur la scène internationale. L’architecture à Montréal est caractérisée par son éclectique ces différentes tendances que l’on retrouve dans l’ambiance de la ville et qui est influencée par son passé de colonie française et anglaise ainsi que par sa diversification ethnique.

En effet, déclaré arrondissement historique, en 1964, par le Ministère des affaires culturelles du Québec, les plus anciens bâtiments de la ville situés dans les environs du Vieux-Montréal, sont inspirés par le Régime Français et la présence britannique présente lors de l’époque de la colonisation. De nombreux bâtiments de la métropole ont été influencés par la mode néogothique en Europe comme la Basilique Notre-Dame, l’Oratoire Saint-Joseph et le musée de la banque de Montréal entre autre. Aujourd’hui, plusieurs de ces bâtiments ancestraux ont une nouvelle vocation et se transforme en hôtel et en boutique. C’est par leur charme, la beauté et le détail de ces structures ainsi que par leur bagage historique que l’architecture du Vieux-Montréal attire les gens à vouloir visiter la ville.

De plus, le Plateau Mont-Royal est un autre arrondissement de la ville qui dégage une architecture semblable à celle que l’on retrouve dans le Vieux-Montréal qui est le cœur de l’histoire de cette merveilleuse ville. Au 19ième siècle, la bourgeoisie montréalaise a fait construire de luxueux manoirs dans ce quartier. À la même époque, on comptait d’innombrables églises, ainsi que des immeubles à logements dotés de leurs fameux escaliers extérieurs torsadées en fer forgé encore visible sur le Plateau Mont-Royal de nos jours. Cependant, certains de ces bâtiments antiques sont réaménagés à l’image de la métropole qui est vivante et dynamique. Plusieurs couleurs punchées ont été intégré à des bâtisses et donne une ambiance plus urbaine et une allure plus jeune.

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C’est sans contredire, que la grande influence datant de la colonisation française et britannique reste omniprésente dans plusieurs environ de la ville de Montréal. Cependant, outre les vestiges de ce passé, la métropole de distingue davantage grâce à l’entrée des milliers d’immigrants, qui ont donné naissance, au fils du temps, à cette ville multiculturelle et internationale aujourd’hui réputée dans le monde entier. À l’heure actuelle, plus de 80 communautés ont imprégné leur quartier de leurs origines et leurs coutumes, il suffit de penser à la Petite Italie, au Quartier chinois ou encore au Mile-End le berceau de la communauté grecque. L’intégration architecturale de chaque culture est une caractéristique propre à Montréal ce qui rend cette ville si vivante et intéressante.

En plus, de son vestige historique, la ville de Montréal est très innovatrice dans son architecture moderne. De remarquables structures voit le jour dans les années 1960 avec le futuriste Habitat 67, le stade Olympique ou encore la Biosphère, le dôme géodésique de Buckminster Fuller convertit en musée de l’environnement avec les années. Aujourd’hui, la grande métropole continue ces merveilles architecturales qui donnent cette ambiance énergique à la ville. Certaines stations de métro reflètent bien la dynamique et l’originalité architecturale de Montréal comme la station champs de mars ainsi que le design des stations Peel et Villa-Maria. Depuis maintenant plusieurs années, Montréal est représenté comme étant une ville de design et innovatrice sur le plan architectural. Les nouveaux designs des bâtiments de la grande métropole démontrent une architecture plus urbaniste qui crée un contraste entre les majestueuses bâtisses du Vieux-Montréal et les nouvelles installations de la ville.

En somme, les vestiges du passé datant de la colonisation qui continu de charmer les citoyens de Montréal ainsi que la diversification ethnique sont des caractéristiques qui se reflètent dans l’architecture de celle-ci ce qui la rend si intéressante et unique à la vue du monde entier.

Nohemy Ventura-Boucher

Danser sans décadence

Qu’on l’appelle b-boying, danse au sol ou break dance, ce style de danse apparu dans les années 1970 est aujourd’hui répandu à travers le monde. Associé aux graffitis et à la culture hip-hop, il est souvent perçu de manière péjorative. Pourtant, ce sport gagne de plus en plus ses titres de noblesse.

Malgré ce qu’on peut croire, le break dance a été créé dans le but d’aider les jeunes. En effet, c’est au sud du Bronx que la Zulu Nation qui était à l’époque la Bronx River Association lancé sa nouvelle façon prévenir l’insertion de nouveaux membres dans les gangs de rue. Elle consistait en une de danse qui pousse ceux qui la pratiquent à dépasser leurs limites et à se surpasser autant physiquement que techniquement. Ainsi, l’énergie des jeunes se voyait canalisée dans une activité positive développant autant la condition physique que la créativité.

Par le fait même, d’un point de vue plus artistique ce type de danse permet de faire ressentir les émotions par l’entremise du corps et de la gestuelle. En utilisant cet art en premier lieu comme un moyen d’expression, les pratiquants sont non seulement en mesure exprimer leur ressentiment intérieur, mais aussi de s’affronter et de montrer leurs différents sur la piste de danse au lieu de recourir à la violence. Ces duels peuvent également procurer plus de confiance en soi aux danseurs par la reconnaissance du talent des breakers impliqués.

Dans une différente optique, comme tout sport le break dance comporte son lot de bienfaits sur la santé. L’utilisation de son corps comme moyen d’expression permet entre autres de travailler la souplesse, mais aussi de muscler chaque partie du corps grâce à l’exécution de figures acrobatiques engendrées par le B-boying. L’enchainement de plusieurs mouvements chorégraphiés sur une musique rythmée exige également une bonne endurance, ce qui favorise l’accroissement de l’endurance cardiovasculaire et cardiorespiratoire. Sans compter que la pratique d’une activité physique nécessitant un effort soutenu sécrète des hormones telles que l’endorphine, la sérotonine et la dopamine après 15 à 30 minutes. Celles-ci réduisent le stress et confèrent une sensation de plénitude.

Avec tous les efforts que le break dance nécessite, certains sont portés à croire que seuls les individus dans une parfaite condition physique peuvent jouir de cet art. Néanmoins, en ayant de la volonté et en pratiquant, il est possible même pour les gens physiquement limités d’exercer le b-boying. C’est le cas de Lazy Legz, un danseur né avec de l’arthrogrypose, un syndrome engendrant des malformations et un handicap moteur, ainsi qu’une scoliose, une déviation sinueuse de la colonne vertébrale. Son handicap ne l’empêche pas pratiquer le break dance sur ses béquilles et de détonner au milieu des autres danseurs. Il constitue un modèle et une source d’inspiration, autant pour les enfants des écoles qu’il visite que ceux dans les hôpitaux où il propose ses services. Malgré certaines limites auxquelles il est confronté, Lazy Legz affirme: «J’ai accepté mon handicap grâce à la danse». De ce fait, non seulement les gens limités physiquement peuvent pratiquer ce sport, mais cela peut aussi leur permettre de progresser dans l’acceptation de leur condition en plus de prouver qu’ils ne sont pas aussi limités qu’on le croit. Lazy legz n’est d’ailleurs pas le seul b-boy ayant un handicap physique, il a également un ‘’crew’’ composé de breakers dans la même situation que lui.

Ces ‘’crews’’ sont des groupes de danseurs se mesurant parfois à d’autres groupes et dont les membres peuvent s’exercer ensemble. De plus, il arrive souvent que pour un danseur, le ‘’crew’’ représente bien plus que des gens qui partagent une passion. En effet, comme le rapporte Daly Sak, un breaker du groupe 701 Squad: «C’est vraiment tout pour moi, famille, frères… parents!» Les membres du ‘’crew’’ se supportent, autant en ce qui concerne la danse que ce qui se passe dans leur vie personnelle. En plus de partager leur passion, ils ressentent un certain attachement les uns envers les autres, ce qui les unit plus qu’un simple groupe de danse. L’art qu’est cette danse et plus particulièrement le b-boying, crée donc un sentiment d’appartenance au sein de ses adeptes.

De plus, il offre aux gens la possibilité de se surpasser constamment, et ce, peu importe l’âge du participant. Le cas Glenn Curtis, un b-boy de 69 ans, en est un bon exemple. Même s’il est âgé, celui-ci continue développer sa technique. «Plusieurs personnes ici me disent que j’ai progressé depuis que je suis arrivé et je le sens, je vais mieux» explique-t-il, ce qui montre que malgré la vieillesse, on peut toujours s’améliorer. Ce phénomène pousse les danseurs à aller au-delà de leurs limites et les motive dans ce qu’il entreprenne.

En somme, qu’on soit petit ou grand, gros ou maigre, blanc ou noir, jeune ou vieux, le break dance est une discipline accessible à chacun d’entre nous. À travers les décennies, le b-boying à évolué dans les rues et il continuera de préserver la passion des adeptes de sport, autant professionnellement parlant que pour les amateurs qui de plus en plus forgent une réputation positive à cet art underground.

Carol-Ann Robert

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« La première fois que je les ai vu, j’ai cru qu’ils avaient débarqués d’une autre planète. Je ne pouvais pas m’arrêter de les regarder. J’étais encore petite quand ma mère m’emmena les voir s’entraîner dans le quartier. Ça a rapidement eu de plus en plus de succès. Très vite, les meilleurs danseurs sont venus de partout pour se mesurer les uns aux autres dans ce qu’ils allaient appeler la  » danse de rue  ». Ce fut une révolution, et j’allais en être un des spectateurs privilégié. Je rêvais de glisser, de sauter, de m’envoler comme eux. » – Step up 2